Haïti déploie 400 personnels de sécurité là où 5 500 sont mandatés — pendant que 348 000 résidents haïtiens aux États-Unis perdent définitivement leur statut légal et que la République Dominicaine déporte 34 226 personnes en un seul mois.
Ce n'est pas une superposition de crises distinctes. C'est une convergence systémique où chaque variable amplifie les deux autres.
La Force de Suppression des Gangs fonctionne à sept pour cent de ses effectifs autorisés. Les groupes armés contrôlent approximativement quatre-vingt-dix pour cent de Port-au-Prince — une évaluation confirmée par le gouvernement américain dans le NOTAM de la FAA en vigueur jusqu'en septembre. Dans cet environnement, le Conseil Électoral Provisoire a lancé l'enregistrement des partis le 13 juillet. C'est un jalon institutionnel réel. Ce n'est pas une garantie d'élections crédibles.
La légitimité du gouvernement actuel est entièrement conditionnée à la tenue d'élections. Sans calendrier assorti de garanties sécuritaires réalistes avant la fin de l'année, le retard devient une crise de gouvernance.
Pendant ce temps, la voie judiciaire pour le TPS est fermée depuis l'arrêt du 25 juin. La voie législative se heurte à des obstacles structurels. Les envois de fonds des détenteurs du TPS constituent une part significative des revenus des ménages haïtiens — leur interruption est un mécanisme de transmission macroéconomique direct vers les indicateurs que le FMI tente de stabiliser.
La variable déterminante pour la trajectoire d'Haïti au second semestre 2026 n'est pas le calendrier électoral. C'est le rythme de génération des forces de la FSG. Tout le reste en dépend.