Sur la base des sources disponibles, quatre institutions se distinguent par l'accumulation d'éléments négatifs documentés :
- Le Conseil présidentiel de transition haïtien (CPT) — Écho négatif le plus sévère
Le CPT a expiré le 7 février 2026 sans avoir organisé d'élections ni créé un environnement sécuritaire capable de les soutenir [10][108]. Son mandat s'est terminé dans l'échec institutionnel documenté, sans transition politique réussie. Le CEP maintient certes la date du 30 août 2026, mais signale formellement que les conditions préalables — sécurité et financement — ne sont pas satisfaites [2], ce qui prolonge l'ombre du CPT sur le processus électoral.
- La Mission d'appui sécuritaire multinationale (MSS) dirigée par le Kenya — Dissolution en échec
Les Bahamas ont retiré leur contingent le 13 mars 2026 [5] et le Kenya a confirmé le départ de ses 215 officiers avant le retrait final le 28 avril 2026 [14][115]. La mission s'est formellement terminée caractérisée comme un échec, dans un contexte de pénuries de financement et d'expansion territoriale continue des gangs [115]. Après son départ, Viv Ansanm contrôle entre 70 et 90 % de Port-au-Prince sans aucun recul territorial confirmé de la Force de suppression des gangs [20][116].
- Le DHS américain / l'administration Trump (sur le dossier TPS) — Pression juridique et législative massive
Le DHS (secrétaire Kristi Noem) a annoncé la résiliation du TPS haïtien, déclenchant :
Une injonction d'un tribunal fédéral le 2 février 2026 bloquant temporairement la mise en œuvre [8][111],
Une législation de prolongation au Sénat par 19 co-sponsors [3],
Un projet de loi à la Chambre via pétition de décharge [7],
Un rapport Human Rights Watch documentant les risques pour les bénéficiaires haïtiens [70][87].
La Cour suprême a finalement levé le principal outil juridique de retardement le 25 juin 2026 dans Mullin c. Doe [17][119], plaçant environ 300 000 bénéficiaires haïtiens dans une situation précaire [16][118]. L'USCIS a publié des orientations actualisées le 10 juillet 2026 signalant une mise en œuvre active [9][109].
- La République dominicaine (DGM / gouvernement Abinader) — Critiques humanitaires répétées
196 321 Haïtiens expulsés au premier semestre 2026, volume dépassant tout précédent annuel [15][117],
Rythme annualisé dépassant 400 000 déportations [68][99],
La CIDH a émis un communiqué formel en février 2026 appelant à un cadre intersectionnel des droits de l'homme [75][93],
Le ministère dominicain des Affaires étrangères a formellement rejeté ce communiqué le 7 février 2026 [74][92],
GARR documente que les déportés sont renvoyés dans un pays où plus de la moitié de Port-au-Prince est sous contrôle de gangs, sans infrastructure d'accueil [69][86][81],
L'exclusion explicite des Haïtiens du mémorandum d'entente États-Unis–RD du 12 mai 2026 ferme toute voie de soulagement migratoire médié par Washington [67][84][98].
Synthèse comparative
Institution Nature de l'écho négatif Intensité
Conseil présidentiel de transition Échec de mandat, absence d'élections Très élevée
MSS / Kenya Dissolution en échec sécuritaire Élevée
DHS / administration Trump (TPS) Contentieux juridique, pression législative, rapport HRW Élevée
République dominicaine (DGM/Abinader) Critiques CIDH, volumes d'expulsion records Élevée
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